«Je le vois qui se perd…»

«Aurai-je longtemps le sentiment du merveilleux quotidien? Je le vois qui se perd dans chaque homme qui avance dans sa propre vie comme dans un chemin de mieux en mieux pavé, qui avance dans l’habitude du monde avec une aisance croissante, qui se défait progressivement du goût et de la perception de l’insolite. C’est ce que désespérément je ne pourrai jamais savoir.»

ARAGON, Louis. 1953 [1926]. Le Paysan de Paris. Coll. «Folio». Gallimard: Paris, p. 16.

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